La spontanéité du verbe gagnera ce que l' orthographe ne manquera pas de perdre ... pardon d'avance ...

Note de la direction :

Toutes ressemblances avec des personnages, ou des situations, existants, ou ayant éxistés, ne seraient que simple coïncidence ....... Mais alors vraiment pas fait exprès ......


mercredi 2 juillet 2008

Il ne faut pas confondre: responsabilité pédagogique et "puisque je vous dis que je savais pas!!"


samedi 14 juin 2008

Proctor is back.....


Je vous imagine déjà crier au scandale, à la non-assistance à blog en danger, à l'imposture pédagogique, à l'inconstance rédactionnelle, à la fumisterie professorale, à la constipation grammaticale et à la rétention syntaxique... et bien que votre soudain intérêt pour mon transit narratif me laisse perplexe, vous n'auriez pas foncièrement tort.




J'ai consacré ce dernier mois, non pas à la conception d'un flash ball pouvant se recharger avec des craie ou des feutres veleda (le monde n'est pas encore prêt pour mon génie démoniaco-créatif), mais à la rédaction d'un mémoire en vue de ma titularisation, une cinquantaine de pages dopée au blabla IUFMesque et autre jargon de lecteurs de télérama, un essai aussi révolutionnaire pour l'enseignement des arts appliqués qu'un noble représentant de la gente canine en plastique vert, qui hoche la tête à la manière d'un académicien grabataire, avec toute la vivacité d'un employé des postes sur la morne plage arrière d'une Golf GTI beige crème.




Ainsi, j'apportais donc ma pierre à l'édifice, se rapprochant d'avantage du paillasson que de la poignée de porte , puisqu'à défaut d'ouvrir la porte de la compréhension des fondement et des mystères du métier d'enseignant, tu peux t'essuyer les mocassin à glands dessus. Je me suis donc attelé à la rédaction d'un illusoire pamphlet dont l'appellation même de "mémoire" me posait quelques soucis de légitimité, alors que le dit "mémoire" est rédigé par un prof intérimaire, un intermittent de la fonction publique, un enseignant-stagiaire, basée sur une solide expérience de 8 longs mois durant lesquels ses principales préoccupations et profonds questionnements étaient de savoir: qui pouvait bien avoir l'audace et la témérité de prendre le velouté de tomates à la machine à café? Comment déféquer le plus discrètement possible alors même que les lieux d'aisance dont l'acoustique et la résonance est proche de celle d'un hall de gare est attenante à la salle des profs? Qui a eu le bon goût de cacher dans ma trousse du gel lubrifiant et une panoplie de préservatifs me faisant passer pour le lubrique et pervers personnage que j'aspire tant à devenir? Comment taxer le code de la photocopieuse de ses collègues en tapant toutes les années de naissance comprises entre 1950 et 1980? Ou encore est ce que le fait que ces élèves me dévisagent avec toute la nonchalance et la déconcertion d'un Flamby 0% de matière grise dans le rayon laitages, est dû à l'emploi d'un mot de plus huit lettres, ou à la conjugaison périlleuse d'un verbe du 3ème groupe, ou bien me suis je encore trompé de classe?

Ainsi, c'est l' âme au repos et les neurones en congés maladie que je reviens vers vous, vous chers lecteurs de mes névroses pédagogiques , satisfaire les besoins de reconnaissance de mon égo et de ma masturbation grammaticale démesurée, comme un alcolodépendant qui a arrêter de boire et qui vient de passer le 20 minutes les plus longues de sa sinistre existence d'homme sain, alors que timidement ses connexion neuronales tentaient de refaire surface avec l'acuité d'un troupeau de puceaux rassemblés autour une bouteille de Banga pendant le quart d'heure américain entre 16h et 16h32 et dont la seule manifestation d'oestrogènes dans un garage de banlieue est dûe à la présence de tata Yvonne, et alors tel le jeune prépubère prenant son courage à deux mains et rejetant d'un revers ses démons et ses pellicules sur son joli pull jacquard, les neurones s'enlacent et s'embrassent baignant dans des restes de toxines et de cholestérol latent, permettant ainsi à notre éthilo-fanatique de se souvenir des raisons de ses abus de boisson.



vendredi 16 mai 2008

Il ne faut pas confondre: heure de retenue et collé au mur...

Toujours pareil , pour agrandir, y a qu' a cliquer!!


dimanche 11 mai 2008

Il ne faut pas confondre: je n'ai pas le temps, et il n'y a plus de saisons ma bonne dame ....

En ce moment j'ai un peu la tête dans ........... l'écran, mais pas celui du blogeur compulsif. Et oui, vous n'êtes pas sans savoir vous qui me suivez depuis quelques temps déjà, je parle bien évidement de ma famille, que je suis un intérimaire de la fonction enseignante, mi prof, mi élève, un coup derrière, un coup devant le bureau, je suis stagiaire et à ce titre du haut de mes 8 mois d'expérience on me demande de pondre un mémoire.... alors je convoque mes connaissances balbutiantes de ce métier aussi pointues qu'un couteau à beurre, je recoupe les informations didactiques de diverses origines, du BO au hors série de télérama en passant par les grands noms de la pédagogie les Mérieu, les Fery et autres biographies de speakerine...D'où la musique de circonstance : "Sorry, I'm late"


Alors je vous poste quelques dessins à ronger pour patienter....







Petit coin (en haut à droite) de ciel bleu







Sous-pire









Les vainqueurs (cherchez pas c'est les miens !)








Mêli Mêlo

mardi 6 mai 2008

Il ne faut pas confondre: le chemin de l'école et le chemin de croix....

"Mmmmh.... groumpf... mmmh...... C'est pas bientôt finis ce boucan oui! ......mmmh.... pas possible ça! .......non mais oh!... et oui c'est quoi ce bruit d'abord? C'est pas encore les voisins du dessus qui se font un bowling tout de même?! ..... Si je chope le sadique, l'empêcheur de pioncer en rond, qui prend un malin plaisir à coincer les doigts de son marmot dans la porte tous les matins, faudra pas venir crier à l'infanticide!....... Mais merde à la fin! Là c'est sûr y a un truc qui sonne, y a intérêt que ça soit l'alarme incendie parce que je me lève pas pour moins que ça! ........................ Oh putain le réveil!"


Je bascule mollement sur le flanc, j'enlace tendrement Katia puis lui laisse l'empreinte d'un doux baiser et quelques traces de salive, avant de me laisser tomber du lit. Katia, 1m 60 d'amour et de polyester anti acariens, et lavable en machine, mon traversin. Alors que je mâchonne mon humeur matinale comme un vieux chewing gum goût "poney des sous bois", je hisse mon corps flasque sue ses pieds fébriles avec la grâce et l'aisance d'un flamand rose bourré à la bière ( et dieu sait que les flamands aiment la bière...). Je secoue vigoureusement ma tête et les neurones qui finissent par suivre le mouvement façon maracasses. Je finis un café noir pétrole sous la douche, tout en effectuant l'indispensable inventaire du parfait nécessaire du pédagogue soucieux de faire bonne figure:

  • un stylo pour signer toute décharge de responsabilité qui se présentera, et finir mes corrections dans le métro
  • de la monnaie pour la dealeuse de bonheur en poudre,la machine à café
  • un pinceau ou deux, des gros feutres, une demi douzaine de crayons de couleurs... il y en a un peu plus je vous le met quand même? oh bah oui, de toute manière c'est pas pour les utiliser, c'est juste pour les mettre en évidence dans mon sac pour que mes élèves se souviennent de quoi je suis prof!
  • une bombe lacrimo et une barre à mine pour les tenir à distance le temps que je fasse l'appel
  • une brochure de théâtre pour impressionner les collègues
  • deux valium ça sert de monnaie d'échange en salle des profs contre des photocopies, et quelques suppositoires à l'euchalyptus pour l'haleine
  • mon estime de soi. ah merde y a plus la place même si je tasse bien avec le pied... c'est pas grave, de toute façon c'est comme les clefs des salles, les craies blanches, et la face, je finis toujours par les perdre!

J'enfile Bernard, mon jeans fétiche et enfin je prends le chemin de l'école mon sac et ma destinée en main.... Le printemps aussi fidèle et incontournable que l'avis d'imposition sur les revenues en cette saison me dévisageait de son soleil narquois, et m'agressait l'épiderme et l'entendement, tel une fourmis sous la loupe d'un gros gamin rouquin puant la sueur et le pur sadisme, qui a décidé de vérifié si la fourmi croonde thermostat 7. Je trouve refuge dans le métropolitain, où l'odeur de sueur semble m'avoir suivie. Je visse mes écouteurs bien profondément dans mes oreilles, espérant échapper ainsi aux tumultes sonores et autres pollutions conversatoires et discutationnelles, et je me laisse glisser dans un état semi comateux où entre deux paupières fébriles et sableuses j'entrevois le nom des stations qui défilent, me concentrant essentiellement sur ma déglutition afin de ne pas baver sur Bernard. Le trajet touche presque à sa fin alors que moi je ne parviens pas aux miennes avec ma pulpeuse voisine.

A l'heure où s'éveille la nature, ma conscience pédagogique, et l'instinct de survie de ma voisine, alors que voltige l'hirondelle et que vomit le flamand rose, l'homo-pédagogicus ne craint qu'un unique prédateur sur le chemin de sa tanière, l' " élèvosaure léchecus". Alors que le "branleurorus" grosse bête herbivore (surtout en cone !) bien qu'il vous ai vu dans le tramway , à l'instar d'un père doué d'une semence particulièrement fertile et d'humeur vagabonde, prend grand soin de ne pas vous reconnaître, le "léchecus" lui fond sur vous tel une fourmi thermostat 9. Il titube entre les usagers du tramway, esquivant les pièges sur son parcours comme les vieux et tout autre déchet glissant, elle est bientôt à votre hauteur (car c'est une femelle... les plus dangereuses) et l'exiguïté de votre amplitude de mouvement ne vous permet pas de dégainer votre bombe lacrimo. Elle est là, l'oeil pétillant de cette saleté bassement humaine et qui partout foisonne, à qui on doit les pires infamies..... les bonnes intentions! le cri d'abordage vous laisse sans espoir d'anonymat, elle s'écrit "oh ! Môôôôôsieur!". Elle se lance alors dans le récit palpitant de vacances mornes ponctuées de sortie culturelles ( bienvenu chez les ch'tis" et la gallerie marchande du auchan) et de gastronomie fine ( le macdo, "pas le quick paceque y font pas le sunday banane-artichaud coulis d'anchois avec des éclats de pépito, alors vous comprenez?" "bah oui!" que je lui dis "tu penses bien", " ah bah ma bonne dame!" surtout des phrases courtes sinon il va falloir que je lui explique...). et enfin le coup de grâce "enfin j'ai fait la fête, j'ai profité des vacances quoi.... un peu comme vous quand vous étiez jeune j'imagine!"

Alors que le vigile de la ratp me maintenait au sol, tentant de me faire lâcher une poignée de fausses mèches blondes et la lycéenne qui se trouvait au bout, en approchant de mes testicules un genoux menaçant, je me disais en mon fort intérieur: "faudrait pas que je rate mon arrêt avec tout ça...."

vendredi 18 avril 2008

Il ne faut pas confondre : vacances scolaires et prof à marée basse ...


Pour voir en grand faut cliquer dessus ...

jeudi 17 avril 2008

Veuillez nous excuser pour cette interruption momentannée de nos programmes hautement éducatifs ...

Je sais, je sais, voilà plus d'un mois que j'ai délaissé mon activité blogesque. J'imagine le désarroi dans lequel ce mutisme rédactionnel vous a plongé, votre dose plus ou moins régulière de pédagogie frelatée, coupée au cynisme venant à manquer, certains d'entre vous auront peut-être trouvé une certaine forme de réconfort dans l'alcool, la drogue, ou qui sait, la taxidermie, ou la pratique obscène du sudoku, je n'ose imaginer le pire. Je sais que les suppositions vont bon train sur mon absence, si certains me prêtent de sombres histoires de maladies vénériennes, je leur rend bien volontier, d'autres, émettent l'hypothèse que je suis soudainement devenu un bon professeur soucieux d'une certaine forme d'éthique et respectueux du devoir de réserve qui n'incombe ( ce qui prouve bien que certains d'entre vous on bel et bien sombré dans l'alcool et la "taxicodermie"...), quelques inventifs supputent ( et rien que l'utilisation de ce verbe les rend déjà inventifs n'est il pas ?) que sous ce silence prolongé, un peu à l'instar de Michel Fourniret, il se cache une femme la dessous (oui je sais j'ai hésité un peu avant de la faire celle là....) mais je m'empresse de rassurer ma mère et l' institution de réinsertion des jeunes nymphomanes naïves, je suis toujours aussi libre qu' une place de parking pour handicapé devant un magasin de fournitures de full contact.

Non, la raison de cette interruption temporaire est des plus simples et sans fausse modestie, sans aucun intérêt. Votre humble serviteur vient tout simplement d'opérer une migration géoraphico-mobilière, je viens de déménager (je vous avais prévenu que c'était sans intérêt), en effet je viens de faire l'acquisition locative d'un somptueux loft parisien d'une superficie indécente avoisinant les 22 m2, je sais que le déversement ostentatoire de tout ce luxe en choquera plus d'un, et le tout pour la modique somme d'un peu plus d'un tiers de mon salaire et l'hypothèque de mes organes vitaux. Ce superbe placard répondant au nom de Brigitte, est situé au rez de chaussée m'offrant une vue imprenable sur conjointement le local poubelles, et l'arrière cuisine d'un restaurant asiatique. Bénéficiant des dernière améliorations technologiques en matière d'isolation phonique, les murs sont composés à 70% de papier mâché, à 24% de gomme arabique, et 6% de margarine végétale et de colorants artificiels, ce qui me permet d'entretenir une relation toute privilégiée avec mes voisins puisque, à chacun de leur passage dans le hall d'entrée, j'ai l'impression qu'ils passent par ma cuisine. Et la cerise sur le gâteau, la moule sur la paëlla, l' écharde sur la plaie ouverte, voilà presqu'une semaine que l'interphone produit un petit bruit strident, genre larsen, ou souris vivante coincée dans les rayons dune bicyclette. Au bout de 2 jours plusieurs solutions semblaient s'offrir à moi afin de préserver ma santé mentale:

  • Le suicide étant exclu puisque mes organes vitaux sont sous la législation d'une hypothèque en cours, j'ai bien pensé pendant un temps me crever les tympans à l'aide de piques à brochettes chauffées à blancs
  • Rapidement l'idée séduisante d'attaquer cet interphone à grand coups de pied de biche ou de grille pain devint irrépressible, je fut stoppé dans mon élan par la gardienne qui s'étonna de me trouver en caleçon et chaussettes, la volonté d'en découdre et le grille pain à la main et qui me rappela qu'il était interdit de cuisiner dans le hall d'entrée, elle me renvoya donc à Brigitte et à mes spasmes.
  • Il était approximativement 03h47, lorsque je sortis de Brigitte en âge, le regard mauvais armé de chatterton, j'ai introduis dans les rainures tout ce qui me passait par la main des kleenex, un p'tit suisse, les devoirs de toute une classe de seconde, le tout solidement maintenu par l'adhésif. Une fois l'interphone bâillonné je m'en retournais dormir du sommeil du juste.

Ah oui au fait si je n'ai pu écrire plus tôt c'est que je n'avais pas encore de connexion internet, ils ont mis du temps à me le livrer l'interphone était en panne .... il semblerai qu'il se soit "petit suicidé"... ( je sais elle est facile)

Au passage, j'en profite pour remercier tout ceux qui ont pris le temps de voter pour moi au festival de Roman, et tout particulièrement ceux qui ne se sont pas sentie obligés de le faire pacequ'ils appartenaient à ma famille . MERCI....