dimanche 1 février 2009
Les gribouillis du dimanche ...
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Proctor ...
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Libellés : Gribouillages, les gribouillis du dimanches
mardi 27 janvier 2009
Il ne faut pas confondre: exposition et anciennes convictions ....
Au fait en passant vite fait, il est du pédagogue névrosé et de l'artsite qu'il aurait toujours voulu être, comme du gardien de parking et du CRS, le premier à souvent souhaité devenir le second. Je ne déroge donc pas à la règle et j'exhibe donc peintures et gribouilles dans la lumière diffuse et la chaleur épaisse d'un p'tit bar à vin de notre bonne vieille capitale. Ainsi entre le plat du jour, et l'ardoise des desserts ou sur le seuil des toilettes, vous pouvez venir mirer ( le préfixe "ad" me semblant quelque peu usurpé) mes exactions graphico-éthyliques, tout en vous sirotant un p'tit verre de vin afin de rentabiliser le déplacement.
ça se passe donc au " Marcheurs de planètes",73 rue de la roquette, Métro bastille ou Voltaire, ouvert de 17h30 à 2h et fermé le lundi, et si le hasard le veut, qui sait peut-être nous y croiserons nous puisque pour y avoir officié en tant que barman pendant quelques années j'y traine régulièrement ma carcasse et mon penchant pour le jus de raisin fermenté.
Et en bonus Je ne sais pas trop comment je me suis retrouvé là dedans mais ce soir (mardi) je participe à une émission de radio sur "radio libertaire" sur 89.4, entre 22h30 et 00h l'émission s'intitule "bol d'art" et je ne sais absolument pas ce que je vais bien pouvoir y dire ...mais je pense que ça va être sympa....
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Proctor ...
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Libellés : les profs sont des hommes presque comme les autres
jeudi 8 janvier 2009
Il ne faut pas confondre: droit de réponse et devoir envers nos aînés ...
Désireux de respecter les sensibilités de tous, et en particulier celles de nos congénères qui bénéficient encore pour quelques éphémères années d'une semi lucidité cognitive, et d'un périmètre d'autonomie de plus en plus restreint autour des lieux d'aisances, c'est miséricordieusement, dans le respect des valeurs judéo-chrétiennes, et dans un élan de compassion dictée par une vaine tentative de racheter son fils en viager, que je publie aujourd'hui le droit de réponse de Raoul, mon collègue de promo de l'IUFM, mon compagnon de gaudrioles pédagogiques, celui qui a tutoyé les plus grands de René Coty à Gustavo Pinochet en passant par les Bee Gees. En réaction au compte-rendu de notre journée de formation, mon bon Raoul a manifester un légitime droit à la parole afin de défendre son honneur en général et ses goûts vestimentaires en particulier, voici donc ce que j'ai reçu:

Mes ami(e)s,
je profite de cette tribune pour vous signaler le fait suivant: si comme moi vous suivez par blogs interposé les aventures de notre "cher" PROCTOR,vous pouvez actuellement apprécier minute par minute notre journée déformation IUFM!hélas....hélas (trois fois hélas) j'ai bien peur que ce soit le "dessin de trop" pour notre Proctor.En effet ce dernier nous avait habituer à une rigueur quasi scientifique dans l'analyse de notre parcours en tant que bleusbites de l'enseignement et nous suivions avec intérêt et profit sa mise en place de méthodes pédagogiques peu orthodoxes ( mais ô combien salutaire pour nos jeunes "chiots" exubérants)
Certes me direz vous tout cela est pertinent (mot à placer pour l'évaluation) mais où veut-il en venir?et bien à ceci: dans le récit de notre journée IUFM ,vous pourrez voir apparaître un personnage nommé: RAOUL. Evidemment sous ce patronyme ridicule se cache votre serviteur! Il se trouve que ce jour là ,je portais un superbe pull bleu pétrole d'une rare élégance, ABSOLUMENT PAS de confection roumaine avec de SUPERBES motifs asymétriques qu'hélas la maladresse du graphisme ne restitue absolument pas! Qui plus est il est un peu facile de critiquer les "temps morts de la formation qui sont l'occasion de digérer les nombreuses informations de nos formateurs! Je pourrai apporter mon témoignage sur cette journée et vous faire saliver avec toutes les notions nouvelles que j'ai pu intégrer à travers un échange constructif entre collègues.....mais j'ai envi de dire à MONSIEUR PROCTOR!" SI VOUS N'AIMEZ PAS CE METIER....QUITTEZ-LE ! "Raoul dit "l'élégant"

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Proctor ...
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Libellés : iufm
lundi 5 janvier 2009
Il ne faut pas confondre : Jour de l'an et nuit prolongée ...
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Libellés : Gribouillages
samedi 20 décembre 2008
Il ne faut pas confondre: réunion parents -profs et réunion par an bof ...
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Proctor ...
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Libellés : Gribouillages
lundi 15 décembre 2008
Il ne faut pas confondre : Grisaille et grise mine ... (Part 4 suite et fin !!)
Si vous avez manqué le début:
Quelques soupirs pâteux et quelques bouchées épaisses de poisson tiède sauce crustacé de la Seine, plus tard, c'est en pleine phase digestive que mon Raoul et moi même regagnons péniblement l' amphithéâtre qui nous est dévolue pour une après midi qui promet d'être aussi palpitante qu'une partie de curling sur moquette. Nous écrasons nos séants et notre insouciance sur quelques strapontins mous et une demie journée déjà perdue. Jean-Jean a été rejoins par un de ces collègues à la peau plissée et à la toison clairsemée, enveloppé dans une écharpe de laine et dans des convictions qui lui paraissent inébranlables. Ce dernier interpelle l'assemblée végétative que nous sommes, en nous demandant d'un regard confiant, ce qu'est selon nous "l'analyse de pratique". C'est d'un léger rictus prémonitoire,que Raoul accompagne mon bras tendu bien haut ( et bien non, bande de pervers, vous vous disiez bien qu'avec les termes "tendu bien haut", vous alliez savourer une métaphore salace et bien que nenni..) comme le chibre d'un missionnaire lors de la répétition de la choral des enfants de choeur. (bah oui je sais ... finalement j'ai pas pu ... vilain Proctor!!). Je prends alors une bonne inspiration puis , la parole: " A mon humble avis, l'analyse de pratique est, en plus d'une vaste supercherie, une formule mal déguisée d'une réunion des alcooliques peu anonymes, où chacun vient s'épancher gentillement de ses névroses et vomir son malaise légitime de prof pré-pubère et attendant l'absolution d' un formateur qui a suivi des études de psycho en faisant deux tests dans BIBA et en regardant une émission de Jean Luc Delarue d'un oeil distrait par l'autosatisfaction que ce dernier retire de pouvoir aller aux formations qu'il organise avec en tout et pour tout son air convaincu (à vous de voir si vous voulez l'écrire en deux mots..) et un bloc vierge de papier machine!"

Je me rassois satisfait, empli du sentiment du devoir accompli, tandis que notre formateur senior, balbutie quelques semblant de phrases, enchaînant le plus rapidement possible, comme on abandonne sa belle mère sur une aire d'autoroute. Confiant dans la suite de son programme, il s'en va nous présenter un film qu'il a lui même tourné en amateur (tout comme vous, Raoul et moi même ne pouvons nous empêcher de nous évader quelques secondes dans des élucubrations graveleuses le représentant alternativement avec madame et un dog allemand ou avec une boule en caoutchoucs dans la bouche mais bien évidement, il n'en est rien). Il s'agit d'un film qui selon lui sera l'élément moteur autour duquel gravitera le débat abyssal qui nous attends après sa diffusion. Les précautions sont massives avant la projection, Il nous met en garde que sur l'heure de cours qu'il a filmé, il n'a retenu que les 20 minutes ou la situation était proche du putsch de l'autorité, de l'attentat professoral ou les élèves se livrent tels des bêtes sauvages lors d'une curée sanglante, c'est limite si il ne nous distribue pas des sacs à vomi préventif. Moi j'en aurais au moins pris deux connaissant l'émotivité de mon Raoul... Bref après une âpre bataille entre l'homme et la machine, entre le pédagogue et le vidéo projecteur, entre le presse légumes et le Minitel, la séance peut enfin commencée, et c'est avide de sensations fortes et attisés par la violence promise, que nous tendons un regard avide et un brin d'intérêt en direction de l'écran. En lieu et place de sauvages créatures assoiffées de désinvolture et d'insolentes irrévérences, nous regardons pendant plus d'une demi heure, paître des élèves bovins, dont les seuls grieffes sont, une casquette ou deux oubliées sur quelques visages avachis, une conversation clandestine mais qui portait sur le cours et enfin clou du spectacle, une demie tâche de Seven UP renversé par inadvertance sur un sweat Adadas jusqu'alors immaculé...

Avec la lumière, c'est toute la virulence et la déconcertion de l'auditoire qui s'embrase. Notre formateur senior, tentera bien fébrilement un repli derrière des intentions louables et derrière un Jean-Jean sidéré d'une telle déconvenue dans une formation qu'il pensait infaillible. Les deux ont des allures de représentants du protestantisme le jour de la st Barthélémy, et je peux vous assurer que ça a été leur fête. Le cours auquel nous venions d'assister par écran interposé, loin d'être un cours saboter par une jeunesse désabusée et revancharde, était le climat auquel nous aspirions tous. Les beaux préceptes que les formateurs voulaient nous faire passer comme une pilule amère, avaient un arrière goût de naphtaline, tant ils ne semblaient pas réaliser la situation actuelle dans laquelle nous tentons humblement de faire court (et ce n'est pas une faute d'orthographe!), comme si, tel un Ayrton Senna, ils n'avaient pas vu le brusque virage que les élèves de lycées pro avaient laissé dans leur sillage de désillusion face à une société ne leur proposant pas d'alternatives il y a déjà quelques temps. Les esprits finiront par s'apaiser lorsque comme tous les bons mauvais élèves que nous avons tous été un jour, nous nous jetâmes sur les portes de sortie au premier décibel d'un sonnerie de fin journée salutaire. Ainsi, c'est sous un ciel aussi bas que notre confiance en d'autres jours de formation immanquablement à venir, que Raoul et moi nous quittèrent.

Questionnaire bilan de la journée de formation: à la question "que vous a apporté cette journée?": La conviction qu'une refonte , et non pas la suppression, de l'IUFM est plus qu'indispensable. Quel gâchi de temps et d'argent!!
Publié par
Proctor ...
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