Les déboires d'un jeune prof d'arts appliqués, où plus communément appelé prof de coloriage.

La spontanéité du verbe gagnera ce que l' orthographe ne manquera pas de perdre ... pardon d'avance ...

Note de la direction :

Toutes ressemblances avec des personnages, ou des situations, existants, ou ayant éxistés, ne seraient que simple coïncidence ....... Mais alors vraiment pas fait exprès ......


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samedi 26 juillet 2008

A moi la gloire !!! ............ ou pas

Il est dans l'égocentrisme de la blogosphère, quelques nobles personnes portées par de glorieux desseins eux même soutenus par des dessins non moins glorieux, et parfois par un goût prononcé pour les boissons à base de thérébentine. DoubleP, car tel est le nom de cet illustre illlustrateur, à lancé une chaîne de blogBD, et bien que mon blog ne soit pas centré sur ce type de média, mon dessin a été selectinonné pour figurer au côté d'une multitude d'autre blogs plus sympa et diversifié qu'une collection de micoses. je vous présente donc mon humble contribution et ne saurait que trop vous convier de vous rendre sur le site de la chaîne bdblistique et sur celui de son créateur, gloire à lui et que sa descendance soit béni par le sang de renards féconds.



















vendredi 25 juillet 2008

Il ne pas confondre: congés et abrutis H ...

DEUX..... DEUX mois....... Deux mois de vacances!! Oui je sais cela peut paraître indécent d'exhiber ainsi mon statut privilégié à la face du salarié moyen, comme on agiterai un sachet de fraises tagada au regard avide et affamé d'un enfant du tiers monde, boulimique et diabétique, mais comme disait Coluche, dont la lucidité a toujours été aussi clairvoyante qu'une prophétie de la météo, "y'en a qui sont moins égaux que d'autres!".


Toi, qui par une belle journée d'été (je crois que c'était un mardi...) reste enfermé sous la lumière morne et artificielle d'un néon épileptique, résistant au soleil insistant qui vient frappé aux carreaux d'une fenêtre condamnée, parce que y'a la clim', recyclant inlassablement un air trop sec et le mépris que tu cultive à l'encontre de tous ces gros badauds en short qui défilent au pied de ta vitrine et n'ayant pour seule préoccupation que le parfum de leur boules de glace :"papaille -gingembre ou mandarine -kiwi du Benghale qui en plus d'être rafraîchissant est bourré de vitamines..." alors que toi, éternel Sisyphe (et oui, promo estivale pour un article lu, une dose homéopathique de culture générale) en chemisette à carreaux à manches courtes tu sais pertinemment que nul salut n'est possible hors du "vanille-framboise", et que tout autre choix ne serait qu' hérésie. Alors de temps en temps pour fuir ton écran blafard et les blagues vaseuses de ton collègue de bureaux aussi subtile que les effluves de sueur qu'il sécrète, tu quittes le frais artificiel de ta cellule, espérant saisir dans les volutes d'une cigarette salutaire l'espoir fugace d'un meilleur lendemain. A peine la porte franchie, il te semble devoir faire un effort incommensurable pour avancer dans un air si chaud et épais, le moindre mouvement, tel qu'une légitime répartition de ton appareil génital dans l'espace intrasec de tes sous-vêtements, te déclenche une suée sirupeuse et grasse. Il te faudra près de 10 secondes pour te souvenir de ce que tu es venu faire sur ce bout de trottoir flasque, acoudé au toit d'une smart qui semble te maintenir en station verticale alors que ton corps tend à la liquéfaction avancée, des poubelles chauffées au soleil, émane une odeur pestilentielle entre le placenta en décomposition et la sardine qui se néglige. La première bouffée vient frappée le fond de ta gorge et finit d'assécher le peu de salive que tu avais tenté d'économiser, tanpis tu téteras ta chemisette à carreaux pour te réhydrater, puis la fumée s'écrase mollement sur tes poumons qui eux même semblent transpirer.


Dans un dernier relan de vitalité tu arqueras consciencieusement ton majeur afin d'envoyer valdinguer ton mégot à environ 8 cm de tes mocassins, et résigné tu retourneras vers ton bureaux et ton collègue qui fait partie du forfait -tiens c'est marrant tu la connaissait pas celle des deux putes dans un ascenseur...-un soupir poussif viendra de temps en temps ponctuer une conversation aussi palpitante qu'un épisode de Derrick, et comble du cumul, tes allez-venus entre un extérieur chaleureusement hostile et un intérieur froidement sordide, te vaudras un rhume en plein mois d'août et les moqueries, lorsque à la terrasse d'un café lors d'un de tes trop rares week-end tu perceras bruyamment le dernier de tes mouchoirs en papier que tu venais de réutiliser pour la 8ème fois consécutive et qu' à la table voisine, un noble représentant capilairement contrarié du corps enseignant tendra vers toi un regard suintant la compassion et un mouchoir propre. "vas, et ne le hais point" car cet homme miséricordieux s'apprête à te narrer les deux semaines qu'il vient de passer en Italie avec un de ses amis et en voici le 1er épisode:







samedi 14 juin 2008

Proctor is back.....


Je vous imagine déjà crier au scandale, à la non-assistance à blog en danger, à l'imposture pédagogique, à l'inconstance rédactionnelle, à la fumisterie professorale, à la constipation grammaticale et à la rétention syntaxique... et bien que votre soudain intérêt pour mon transit narratif me laisse perplexe, vous n'auriez pas foncièrement tort.




J'ai consacré ce dernier mois, non pas à la conception d'un flash ball pouvant se recharger avec des craie ou des feutres veleda (le monde n'est pas encore prêt pour mon génie démoniaco-créatif), mais à la rédaction d'un mémoire en vue de ma titularisation, une cinquantaine de pages dopée au blabla IUFMesque et autre jargon de lecteurs de télérama, un essai aussi révolutionnaire pour l'enseignement des arts appliqués qu'un noble représentant de la gente canine en plastique vert, qui hoche la tête à la manière d'un académicien grabataire, avec toute la vivacité d'un employé des postes sur la morne plage arrière d'une Golf GTI beige crème.




Ainsi, j'apportais donc ma pierre à l'édifice, se rapprochant d'avantage du paillasson que de la poignée de porte , puisqu'à défaut d'ouvrir la porte de la compréhension des fondement et des mystères du métier d'enseignant, tu peux t'essuyer les mocassin à glands dessus. Je me suis donc attelé à la rédaction d'un illusoire pamphlet dont l'appellation même de "mémoire" me posait quelques soucis de légitimité, alors que le dit "mémoire" est rédigé par un prof intérimaire, un intermittent de la fonction publique, un enseignant-stagiaire, basée sur une solide expérience de 8 longs mois durant lesquels ses principales préoccupations et profonds questionnements étaient de savoir: qui pouvait bien avoir l'audace et la témérité de prendre le velouté de tomates à la machine à café? Comment déféquer le plus discrètement possible alors même que les lieux d'aisance dont l'acoustique et la résonance est proche de celle d'un hall de gare est attenante à la salle des profs? Qui a eu le bon goût de cacher dans ma trousse du gel lubrifiant et une panoplie de préservatifs me faisant passer pour le lubrique et pervers personnage que j'aspire tant à devenir? Comment taxer le code de la photocopieuse de ses collègues en tapant toutes les années de naissance comprises entre 1950 et 1980? Ou encore est ce que le fait que ces élèves me dévisagent avec toute la nonchalance et la déconcertion d'un Flamby 0% de matière grise dans le rayon laitages, est dû à l'emploi d'un mot de plus huit lettres, ou à la conjugaison périlleuse d'un verbe du 3ème groupe, ou bien me suis je encore trompé de classe?

Ainsi, c'est l' âme au repos et les neurones en congés maladie que je reviens vers vous, vous chers lecteurs de mes névroses pédagogiques , satisfaire les besoins de reconnaissance de mon égo et de ma masturbation grammaticale démesurée, comme un alcolodépendant qui a arrêter de boire et qui vient de passer le 20 minutes les plus longues de sa sinistre existence d'homme sain, alors que timidement ses connexion neuronales tentaient de refaire surface avec l'acuité d'un troupeau de puceaux rassemblés autour une bouteille de Banga pendant le quart d'heure américain entre 16h et 16h32 et dont la seule manifestation d'oestrogènes dans un garage de banlieue est dûe à la présence de tata Yvonne, et alors tel le jeune prépubère prenant son courage à deux mains et rejetant d'un revers ses démons et ses pellicules sur son joli pull jacquard, les neurones s'enlacent et s'embrassent baignant dans des restes de toxines et de cholestérol latent, permettant ainsi à notre éthilo-fanatique de se souvenir des raisons de ses abus de boisson.